Le nouveau fléau économico néo-libérale : le terroriste spéculateur individuel

Le nouveau fléau économico néo-libérale : le terroriste spéculateur individuel

Le 11 avril, juste avant un match important de Ligue des Champions entre Dortmund et l’As Monaco, le bus de l’équipe allemande a été touché par trois explosions. Et voici qu’apparaît maintenant un terrorisme d’un genre nouveau, une première mondiale : le terroriste solitaire et sans idéaux, sans opinion, sans objectif autre que celui du profit financier personnel.

On assiste en ce début de 3ème millénaire a cette  nouvelle forme de guerre, la guerre spéculative personnelle, le crime de masse gagnant/gagnant ? La terreur pour moteur de profit. Ainsi, derrière l’attaque a l’explosif des footballeurs à Dortmund en Allemagne, on découvre de misérables motifs spéculatifs et financiers individuels.

Tuer pour provoquer l’effondrement du cours de l’action d’un club

«tuer ou blesser le plus grand nombre possible de joueurs» pour s’enrichir en Bourse.

Sisyphe ou la condition humaineVerra-t-on demain un fou furieux répandre une maladie, un virus, une épidémie pour simplement faire monter le cours en bourse d’un laboratoire pharmaceutique au seul prétexte d’augmenter ces gains personnel ? Verra-t-on un taré faire dérailler un train ou chuter un avion pour gratter quelques euros ? Assistera-t-on au nauffrage d’un paquebot pour faire chuter le cours de la bourse de compagnie au profit des concurrent ? Tout est possible maintenant.

Hier c’était a l’échelle d’un pays que, pour des raisons bassement matérielles comme l’accès aux matières premières, la guerre était justifiée. Un pays pouvait manœuvrer pour créer des conflits, des déséquilibres politique dans le seul but de déstabiliser et faire main basse sur les richesses du pays attaqué. Les espagnols ont détruit une civilisation entière pour s’accaparer leur or. Les américains ont tués tous les américains natifs, les « Indiens d’Amérique » pour leur prendre leur terres. L’occident a ravagé toute l’Afrique et ces cultures simplement pour prendre le sang, les minerais et les matières premières.

Au même titre qu’elle a ravagé les paysages, la terre, le ciel et les océans, la volonté de quelques uns d’accumuler des richesses abstraites, des colifichets et de la verroterie détruit l’environnement qui nous permet a tous de vivre, la finance, le profit a aussi effacé des cultures, détruit la diversité des civilisations et effacé de l’univers des pans entiers de l’humanité.

La finance cancer de l’humanité, la mort spécule

Si aujourd’hui l’individualisation, l’évolution technologique et la financiarisation de tout ce qui fait l’être et la société devient une réalité et une possibilité d’enrichissement personnel alors il n’y aura plus de limite aux terrorismes en tout genres, a la terreur totale.

Comme dans les ghettos où certains malheureux s’entre-tuent pour quelques dollars, quelques euros on pourra voir des épidémies ravager des villes entières, de pays entiers pour faire monter le cours de la bourse et les gains de quelques êtres méprisables a l’image de cet assassin d’un genre nouveau : le tueur boursicoteur. Le terroriste spéculatif.

Une première mondiale : le terrorisme boursier

Selon le journal Libération du 27/04/2017 (*) : la veille de l’attentat, Sergev W achète depuis le serveur internet de sa chambre d’hôtel 15  000 actions avec le «put d’option» du club qui permet de spéculer sur une chute du cours du titre en Bourse  : le BVB est le premier club sportif à être entré en Bourse en octobre 2000 en Allemagne. La transaction d’une valeur de 78  000 euros est financée grâce à un crédit à la consommation souscrit peu auparavant.

L’objectif de Sergev W. était de «tuer ou de blesser le plus grand nombre possible de joueurs», pour faire s’effondrer le cours du titre, et engranger jusqu’à 3,9 millions d’euros de bénéfices, selon les calculs du quotidien Bild Zeitung. L’action du Borussia-Dortmund, qui avait clôturé à 5,62 euros le 11 avril à la Bourse de Francfort, est montée à 5,71 euros le lendemain de l’attentat avant de retomber à 5,49 euros le 13 avril.

La terreur mediatique